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L'explosion du multimédia, les promesses de l'autoroute de l'information et l'émergence d'une nouvelle société sont autant de thèmes médiatiques récurrents qui occupent de plus en plus les actualités au cours de cette décennie. Pour la plupart dithyrambiques, les propos émanant des sphères politique, économique, scientifique et journalistique se multiplient. Le vice-président des États-Unis, Albert Gore voit dans les autoroutes de l'information « un nouvel âge athénien de la démocratie forgé dans les forums créés par l'infrastructure globale de l'information » (1994, en ligne) (1). Bill Gates, le patron de l'entreprise phare de la micro-informatique, Microsoft, estime que « nous assistons à un événement historique. Il provoquera une secousse sismique dans le monde, aussi forte que la découverte de la méthode scientifique, l'invention de l'imprimerie et l'industrialisation » (1995, 330). Joël de Rosnay, directeur des relations internationales à la Cité des Sciences et de l'Industrie de La Villette à Paris, considère que nous sommes dans une phase de transition entre la société industrielle et la « société informationnelle », une société « interactive et responsabilisante », qui devrait être marquée par « la pratique solidaire de l'intelligence collective » (1996, en ligne) . Au-delà de ces discours, il est difficile pour le moment d'appréhender toutes les dimensions du développement du multimédia et des autoroutes de l'information au sein de la société, ne serait-ce que parce que les modes de production, de distribution, de financement ainsi que les premiers usages des technologies de l'information et de la communication (TIC) (2) qui sont au coeur de la transformation annoncée ne sont pas encore stabilisés. Nous vous proposons dans cet article de visiter « virtuellement » Parthenay, la première « Ville numérique » française. Il nous est apparu intéressant d'étudier le processus d'informatisation de cette petite ville et de voir si celui-ci peut être porteur d'enseignements sur les contenus et les usages sociaux des technologies de l'information et de la communication, susceptibles d'émerger à plus grande échelle. Pour ce faire, nous nous sommes posés les questions suivantes: Quelles sont les caractéristiques des dispositifs techniques mis en oeuvre à Parthenay ? Peut-on déjà mettre en évidence des utilisations de ces dispositifs, voire des usages sociaux en formation ? Dans quelle mesure cette expérience est-elle exemplaire ? Est-elle généralisable ou est-elle unique ? Nous allons en premier lieu présenter les quatre facettes qui donnent sa substance au concept de « Ville numérique » à Parthenay: le babillard, « l'In-town-Net », l'accès au contenu d'Internet et les espaces numérisés. Nous décrirons les caractéristiques des dispositifs techniques mis en place et ferons une brêve analyse des premières utilisations qui se développent actuellement. Dans un deuxième temps, nous nous attarderons à décrire certains aspects du processus d'introduction des technologies de l'information et de la communication qui font de Parthenay une expérience spécifique. Nous considérerons tout d'abord le fait que le projet a été initié et continue d'être soutenu par la sphère politique locale et nous examinerons ensuite comment l'ouverture vers l'extérieur s'appuie sur la dimension structurante du local tout en ne négligeant pas le rôle intermédiaire de l'État entre « local » et « global ». Enfin, nous concluerons sur la mise en évidence de quelques paradoxes dont l'évolution sera particulièrement intéressante à suivre dans le cadre du développement de ce projet, un développement qui pourrait bien être unique en son genre notamment à cause de ces mêmes paradoxes. Nous avons eu l'occasion de découvrir Parthenay lors d'un colloque intitulé « La démocratie et les réseaux multimédia », organisé par l'association Veille européenne et citoyenne sur les autoroutes de l'information et le multimédia (VECAM) les 25, 26 et 27 septembre 1997. Pendant ces trois jours, nous avons arpenté la ville de part et d'autres et rencontré les acteurs sociaux locaux. Conscients qu'à l'occasion de ces Rencontres, Parthenay avait tout mis en oeuvre pour paraître « sous son meilleur jour » et que la présence de quelques trois cents congressistes transformait considérablement la ville, nous sommes restés quelques heures après le départ des dernières navettes afin de voir comment les citoyens se réappropriaient leur cité. Puis, une fois de retour à Montréal, nous avons poursuivi l'enquête à distance notamment grâce à Internet qui nous a permis de continuer les échanges engagés avec des acteurs locaux, en plus d'avoir accès à de nombreuses sources d'information. C'est donc à partir d'observations de terrain, d'échanges avec les principaux acteurs, d'une analyse du site Internet de la ville, et de la lecture des premiers rapports d'expérimentation produits par des chercheurs associés au projet (3) que nous tentons de répondre aux questions spécifiques énoncées précédemment. |
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La juxtaposition des toits en ardoise et en tuile ainsi que la variété des accents des citoyens révèle la situation mitoyenne de la cité. Située à la limite entre le nord et le sud du pays, la ville de Parthenay est surtout connue pour son patrimoine architectural, particulièrement représentatif d'une ville médiévale (4). Le château et les fortifications, les églises romanes et gothiques restaurées selon les règles de l'art, ainsi que les pittoresques ruelles du vieux village donnent aux visiteurs l'impression de voyager dans le temps. Les nombreuses maisons à pans de bois qui jalonnent encore les rues du centre-ville témoignent d'ailleurs de l'activité commerciale de la bourgeoisie de la fin du Moyen-Âge. La tradition commerçante s'est perpétuée autour du marché aux bestiaux jusqu'au XXème siècle, la figure emblématique de la ville - présente sur les armoiries - étant ... une vache, la « Parthenaise ». Le dynamisme économique caractéristique de la période des « Trente Glorieuses » s'est incarné dans les secteurs des industries agro-alimentaire et mécanique, entraînant une augmentation de la population de Parthenay et des villages alentour. Mais, à l'instar de bon nombre d'autres petites villes rurales, Parthenay a ensuite été durement marquée par la crise économique. Son histoire récente en témoigne avec des pertes d'emploi dans ses principaux secteurs d'activité économique et un exode rural notable (perte de 2,7% de ses habitants entre 1982 et 1990) vers les métropoles régionales et l'Ile-de-France. Constatant que le redéploiement vers d'autres formes d'emploi, notamment tertiaires ne contribuait qu'imparfaitement à relancer l'économie locale, les acteurs sociaux de la région, à commencer par les pouvoirs publics de la Municipalité et du District, se sont engagés, il y a une vingtaine d'années, dans une dynamique de revalorisation du local. Pour ce faire, ils ont misé sur la curiosité, la participation active et l'esprit créatif des citoyens en mettant en place des lieux de rencontres, organisés autour d'« agents de développement » chargés d'être à l'écoute des besoins de la population et de fournir des informations à celle-ci sur toutes les questions relatives au développement local. C'est dans le cadre de cette politique que les pouvoirs publics locaux se sont intéressés aux technologies de l'information et de la communication à partir de 1995. |
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Sous ce vocable à la mode, se cache l'ambition des responsables politiques de relier électroniquement plus des trois quarts de la population et de« ré-inventer la Cité: c'est une fantastique opportunité pour proposer des « services publics » renouvelés, susciter la créativité des acteurs et des partenariats de type nouveau, inventer de nouvelles gouvernances locales et ré- inventer ainsi l'espace démocratique de la cité » affirme le maire de Parthenay, Michel Hervé, (1997, 25). Obtenant le label de « Ville numérique » (ou « Ville numérisée ») décerné par la Commission européenne, la petite ville rurale a pu compter sur son insertion dans deux projets visant le développement et l'appropriation des technologies, à savoir les projets METASA (5) et MIND (6). Parallèlement à ce soutien des pouvoirs publics européens, Parthenay a également pu bénéficier de la collaboration de groupes industriels, dont certains (Siemens-Nixdorf et France Télécom) sont associés à l'ensemble des projets européens, ainsi que du savoir des chercheurs en sciences sociales mentionnés précédemment. À l'échelle locale, les principaux acteurs sociaux intégrés au projet regroupent les collectivités territoriales (à savoir la commune et le District de Parthenay qui représentent respectivement un peu plus de 10.000 et de 17.000 habitants) mais aussi un millier de petites et moyennes entreprises, ainsi que plus de trois cents associations oeuvrant dans différents secteurs sociaux. Au titre de citoyens, les Parthenaisiennes et les Parthenaisiens ont progressivement
accès depuis 1996 au babillard local, à « l'In-Town-Net », à
Internet, et aux espaces numérisés répartis dans la ville, soit autant
de facettes de l'implantation des technologies de l'information et de la communication qui
fondent localement le concept de « Ville numérique ». Nous les présentons
ci-dessous en mettant l'accent sur leurs caractéristiques démocratiques
potentielles ainsi que sur les premières utilisations dans la mesure où des
observations ont déjà été effectuées. |
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Généralement plus connu sous l'appellation anglaise de Bulletin Board System (BBS), un babillard local(7) a été mis en place en janvier 1996. Il proposait alors trois types de services: - des rubriques d'informations et de services (revue de presse des médias locaux, programmes de cinéma, nouvelles agricoles et économiques, services fiscaux, etc.); - des forums de discussion consacrés à la vie de la cité et à des débats d'idées; - des petites annonces ( stages, emplois, immobilier, automobile, etc.). Un an et demi après sa mise en fonction, il comptait près de 380 usagers connectés en entreprise, dans le milieu scolaire, au sein des associations, dans l'administration ou à domicile. En un peu plus d'une année, il totalisait près de 5500 heures de connexions avec 38.600 connexions effectuées, environ 700.000 dossiers ouverts, et quinze giga-octets de données échangées(8). Les utilisations du babillard ont été plus importantes que prévues dans la mesure où conçue initialement pour recevoir quatre connexions simultanées, l'infrastructure de celui-ci a dû être modifiée pour en recevoir huit. Puis, toujours confronté à des problèmes de connexions, et plus récemment à un manque d'interopérabilité, le babillard a effectué à partir de novembre 1996 un transfert de contenu vers « l'In-Town-Net » qui offre des potentialités d'utilisation évolutives. D'ores et déjà, un groupe d'usagers, les médiateurs locaux,(9) ont progressivement calqué leur utilisation du babillard sur les rythmes hebdomadaire et annuel de travail, en consacrant de moins en moins de temps à cette pratique en fin de semaine et en vacances et ce, à la différence des premières utilisations qui avaient été intensives à tout moment. « On peut penser que ce mode de communication est pour eux devenu très vite un moyen normal, qui ne bouscule pas ou peu le mode de vie » estiment Emmanuel Eveno et Luc Jaëcklé, (1997, en ligne). En sociologie des usages, cette observation ne pourrait-elle pas être analysée comme relevant de la formation d'usages « sociaux » au sens entendu par Jean-Guy Lacroix ? Celui-ci entend le terme d'« usages sociaux » en tant que « modes d'utilisation se manifestant avec suffisamment de récurrence et sous la forme d'habitudes suffisamment intégrées dans la quotidienneté pour s'insérer et s'imposer dans l'éventail des pratiques culturelles préexistantes, se reproduire et éventuellement résister en tant que pratiques spécifiques à d'autres pratiques concurrentes ou connexes ». (Lacroix, 1994, 147) |
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« Réseau de la ville » serait une traduction assez conforme du terme anglais « In-Town-Net » qui se définit comme un outil de proximité pour les citoyens. Le « Réseau de la ville » est structuré selon l'architecture propre aux protocoles Internet (TCP/IP) et son contenu correspond en fait à un « super-site » composé de huit rubriques - « Intranet », « Commerce », « Cité », « Annonces », « Jeunes », « Économie », « Infos » et « Loisirs » dans l'ordre d'apparition à l'écran (voir figure ci-dessous) - qui constituent en fait autant de sites plus ou moins indépendants les uns des autres. De façon générale, ces rubriques présentent une certaine homogénéité en termes iconographiques mais cela n'empêche pas certaines d'entre elles d'être présentées différemment.
Concrètement, le Réseau de la ville se présente ainsi:
Particulièrement complète, la rubrique « Économie » permet d'avoir accès à des nouvelles concernant l'économie locale, pouvant émaner aussi bien de la Mairie de Parthenay que de la Commission Européenne à Bruxelles. Cette rubrique factuelle apparaît comme le complément du « Tableau de bord » de l'économie du District au sein duquel on trouve des informations générales sur la population et l'emploi, sur les entreprises situées dans les secteurs du commerce, de l'industrie, des services ou de l'artisanat ainsi que sur les créations et les radiations d'entreprises dans ces différents secteurs. Il est également possible de rechercher un local d'entreprise grâce à un choix de critères (type de local, transaction, superficie et localisation). Par ailleurs, l'ensemble des responsables municipaux des affaires relatives à l'économie, à l'industrie et à l'agriculture peuvent être contactés par le biais du courrier électronique. Enfin, chacune des entreprises du District est présentée brièvement avec, éventuellement, un lien effectué vers son site Web. L'ensemble fort complet est réalisé par le Service économique du District de Parthenay en collaboration avec la Chambre de Commerce et d'Industrie des Deux-Sèvres, la Chambre des Métiers des Deux-Sèvres, l'Agence Nationale pour l'Emploi (ANPE) de Parthenay, l'Institut national des statistiques et études économiques (INSEE) de Niort, et le Service des Eaux du District de Parthenay. En cliquant sur le lien « Univers », les consommateurs ont la possibilité de passer leur commande auprès de l'un des deux centres commerciaux locaux qui offrent deux modes de distribution au choix: passer prendre la commande à partir de dix-sept heures à un endroit précis du supermarché, ou se faire livrer celle-ci à domicile ou au bureau. En ce qui concerne les affaires de la ville, la rubrique « Cité » fournit un nombre considérable de renseignements accessibles en ligne. Ainsi, des informations relatives à l'état civil, aux marchés publics et aux règlements (qu'il s'agisse d'affichages de publicité, d'autorisations temporaires d'occupation du domaine public, de la circulation en ville ou bien encore des détails concernant le budget et les impôts) sont mises à disposition par les services administratifs locaux. La sous-rubrique appelée « Mairie » permet d'envoyer un courrier électronique à la plupart des responsables de ses différents services: Administration générale, Ressources humaines et Finances-Marchés publics(10). On peut également noter une certaine transparence dans la mise à disposition d'informations difficiles à obtenir par les voies traditionnelles, ne serait-ce que parce que ces dernières sont souvent méconnues. Quant aux « services publics » - essentiellement nationaux - ils sont présents mais le plus souvent de façon discrète. Ainsi, la Société nationale des chemins de fer (SNCF) propose simplement un renvoi sur le site national. Quant à Électricité de France, Gaz de France, La Poste et France Télécom, elles se contentent d'indiquer leurs coordonnées postales et téléphoniques locales. En revanche, sans qu'il soit déjà question d'effectuer sa déclaration de revenus en ligne, il est possible d'avoir accès à une documentation (actualité fiscale, impôts sur le revenu, taxe d'habitation, etc.), et d'échanger par le biais du courrier électronique avec la Direction Générale des Impôts. Fait intéressant, selon la municipalité, c'est la première administration centrale du pays qui a rencontré les autorités locales afin de pouvoir expliquer aux administrés comment on paye des impôts et de quelle façon on calcule ceux-ci. Enfin, en ce qui concerne les services publics, les Sapeurs Pompiers de Parthenay disposent de leur propre site avec un historique, une présentation des ressources humaines et matérielles, ainsi que des actualités, des informations pratiques, un livre d'or à signer, etc. Le tout est présenté sous une forme originale en regard de l'identité visuelle du « Réseau de la ville ». Pour sa part, la société locale de transport routier, la SCETA, se contente de fournir deux numéros de téléphone où les voyageurs sont susceptibles d'obtenir des renseignements. La rubrique « Annonces » propose quantité d'autres services: de la recherche d'une automobile selon différents critères (marque, genre, modèle, carburant et prix), à celle d'un emploi avec la collaboration de l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE). Une autre section consacrée aux « Loisirs » permet d'obtenir des informations sur les associations et les activités culturelles et sportives. Une dernière section intitulée « Infos » permet d'avoir accès aux sites Web des médias locaux, du journal quotidien « Le Courrier de l'Ouest » à la station de radio locale « Gatine FM ». Cette rubrique donne également accès à un ensemble d'informations relatives au développement de la « Ville numérique », qu'il s'agisse d'actualités concernant la vie locale, de la présentation des deux projets européens auxquels la ville est associée ou des réflexions des chercheurs dont les travaux portent sur Parthenay. Enfin, il est également possible de visiter les sites conçus et réalisés par les internautes parthenaisiens ainsi que ceux réalisés au sein des villes jumelées comme Edmunston, ville acadienne de la province du Nouveau-Brunswick au Canada. |
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Afin d'éviter que les facteurs financiers ne constituent un frein à l'utilisation du « réseau des réseaux », le District a signé des ententes avec les représentants de plusieurs entreprises (Siemens-Nixdorf pour les ordinateurs, Cetelem pour les crédits à la consommation et France Télécom pour les liaisons téléphoniques) dans le but d'offrir à l'ensemble des habitants, des associations, ainsi que des petites et moyennes entreprises du District, des conditions privilégiées d'accès à Internet. Ainsi, en ce qui concerne le matériel, il est possible de disposer d'un ordinateur multimédia avec modem et de deux cents heures annuelles de connexion sur Internet moyennant un versement de 300 francs par mois(11). Par ailleurs, le financement de l'accès au « Réseau de la ville » et à Internet est pris en charge par les deniers publics étant donné que la mairie est son propre fournisseur d'accès. Une fois équipés, les internautes peuvent se brancher sur Internet à partir de leur domicile. Pour ce faire, un technicien rémunéré par la collectivité locale est disponible pour configurer les ordinateurs, installer les logiciels nécessaires aux différentes applications et dispenser quelques conseils d'utilisation et ce, à titre gratuit pour les gens qui en font la demande. Ce dernier service est également proposé gracieusement grâce à une assistance téléphonique. À la fin de l'année 1997, plus de 10% de la population était connectée à Internet au foyer, ce qui tranchait avec un taux national environ dix fois moindre. |
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Au nombre de quatre à la fin de l'année 1997, les « espaces numérisés » ont pour objectif d'offrir aux citoyens du District un accès à un ensemble d'applications multimédia. L'accès à ces lieux est gratuit et il est possible de demander une assistance à des animateurs employés par le District ou à des bénévoles d'une association locale nommée Parthenet(12). Un premier lieu baptisé « l'Espace Numérisé Armand Jubien » a été inauguré le 9 Juillet 1996 au sein d'un centre hébergeant les services sociaux et les associations d'insertion, désormais rebaptisé « Maison de la citoyenneté active ». Un deuxième, le « Garage-Centre multimédia », ouvert le 3 novembre de la même année, s'adresse à une population plutôt intéressée par la création d'entreprises et par l'utilisation des technologies au travail. Un troisième espace a ouvert ses portes à l'Hôtel de Ville le 30 janvier 1997. Il comporte une tonalité plus spécifiquement politique et administrative. Enfin, le quatrième lieu orienté autour de la culture, a été inauguré en septembre 1997 dans le cadre de la « Maison des cultures de pays ». Ces espaces proposent des connections au babillard local, vers l'ensemble des contenus du « Réseau de la ville » et d'Internet mais également d'autres supports comme des lecteurs de CD-I, des bornes interactives et des services Télétel sur Minitel. À l'image des logiciels de traitement de texte, on peut aussi trouver des applications informatiques sur micro-ordinateurs hors réseau. Le nombre de ces espaces numérisés devrait augmenter au cours de l'année 1998 car plusieurs acteurs sociaux ont en effet prévu d'installer un relais numérique dans leurs propres locaux à côté d'activités plus traditionnelles. C'est par exemple le cas de l'Auberge de Jeunesse située à la fois dans un édifice où elle côtoie bon nombre d'associations et dans un quartier périphérique du centre-ville essentiellement résidentiel et assez éloigné des espaces numérisés existants. Emmanuel Eveno et Luc Jaëcklé notent que dès à présent, certains indicateurs montrent que des processus d'appropriation sont à l'oeuvre au sein de la population. « À une simple mise en contact, succède aujourd'hui une logique d'appropriation, voire une logique d'usage des dispositifs techniques » (1997, en ligne). Ainsi, les observations menées conjointement par ces chercheurs et les animateurs de la ville montrent que 5000 à 6000 personnes sont venues au moins une fois dans un espace numérisé entre juillet 1996 et avril 1997. En août 1996, la durée moyenne d'une activité était d'une heure environ. Les deux chercheurs émettent l'hypothèse que les mêmes personnes reviennent de plus en plus fréquemment car les statistiques de fréquentation sont soit en hausse soit stables selon les moments, alors que les indicateurs de renouvellement du public baissent. Ils estiment également que des logiques d'usage commencent à prendre forme, avec notamment des cas de détournements d'usages. Ainsi, « l'Espace Numérisé Armand Jubien », lieu consacré traditionnellement à l'insertion sociale, avait été conçu au départ pour accueillir les personnes défavorisées de tous âges. Or, il est plutôt investi par les jeunes, ce que nous avons pu constater au cours du samedi après-midi suivant la clôture du colloque. Les congressistes ayant quitté les lieux, les « usagers naturels » avaient dès lors réinvesti l'espace numérisé. Un groupe de jeunes adolescents occupait tous les postes disponibles dans un ambiance conviviale. Les observations ont également montré qu'une partie de ces jeunes est constituée de marginaux peu intégrés au système scolaire, mais qui s'impliquent en revanche fortement dans l'apprentissage d'Internet et des pratiques informatiques. Enfin, les utilisations diffèrent selon les périodes de l'année. Alors que les postes de la « Maison de la citoyenneté active » sont occupés en juin à moitié par des activités de bureautique hors-ligne, la grande majorité de ceux-ci fonctionnent en réseau en juillet. Emmanuel Eveno et Luc Jaëcklé émettent deux hypothèses expliquant cette différence:
Plus généralement, les deux chercheurs constatent que « les utilisateurs choisissent d'aller dans tel ou tel espace en fonction de critères d'usage (besoin de tel ou tel outil, recherche de tranquilité ou de convivialité) » (1997, en ligne). En conséquence, il peut y avoir des différences entre les usages prévus à l'origine et les usages effectifs. Au sein de la sociologie des usages des TIC, l'approche de l'appropriation a bien mis en évidence ces différences entre les usages prescrits et les usages réels (Perriault, 1989). À Parthenay, les acteurs locaux n'hésitent d'ailleurs pas à reconnaître ces imprévus et à tenir compte de ceux-ci dans la poursuite de leurs politiques: « nous n'avons plus retrouvé les mêmes lignes d'exclusion qui existent par ailleurs dans la société » affirme le maire de Parthenay (Hervé, 1997, 21) en faisant référence à l'appropriation de « l'Espace Numérisé Armand Jubien » par de jeunes défavorisés. |
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La réhabilitation du Politique Dans un contexte général marqué par la domination de l'idéologie néo-libérale et le recul du rôle des pouvoirs publics, l'expérience de Parthenay s'avère être un cas où l'action politique de la collectivité locale joue le rôle principal. À Parthenay, les pouvoirs publics disposent non seulement d'un pouvoir de catalyse visant à mobiliser les acteurs sociaux mais mènent des politiques qui visent le moyen terme. Emmanuel Eveno et Luc Jaëcklé ont ainsi remarqué qu'il y a dans la gestion du projet « District » les « signes d'un jeu de substitutions provisoires et partielles qui fondent une régulation par l'acteur public, lorsque celui-ci pense disposer d'une « meilleure capacité » que les acteurs du secteur privé » (1997, en ligne). « Un fort engagement politique de la Municipalité paraît en effet déterminant pour la réussite des projets de type « villes numérisées »(13) affirme Michel Hervé (1997, 25). Or, justement, dans cette petite ville, cette réhabilitation du Politique s'incarne essentiellement dans la figure d'un acteur social, celle du maire. Ce dernier a joué un rôle central dans le projet et ce, à double titre. D'une part, il a longtemps travaillé sur la problématique du développement local dans le cadre de ses responsabilités sociales d'entrepreneur. Ainsi, selon ses propos (1997, 18) ses interrogations sur les façons de développer la créativité à l'échelle locale l'ont amené à mettre l'accent de sa politique municipale sur les deux actions suivantes: encourager les citoyens à participer activement aux affaires de la cité et à entreprendre à l'échelle locale; favoriser l'esprit de curiosité par une ouverture vers d'autres horizons, en termes d'expertises, de stratégies, d'expériences, etc. C'est dans cette double perspective qu'ont été notamment créées des structures sociales capables d'accueillir les « agents de développement ». D'autre part, Michel Hervé a été président d'« Europe 99 politique de civilisation »(14) et ayant été en contact étroit - à ce titre et à d'autres - avec les instances communautaires à Bruxelles depuis plusieurs années, il a logiquement proposé la candidature de sa ville au projet « Ville numérisée » afin que celle-ci bénéficie des expérimentations initiées par les autorités bruxelloises. Par ailleurs, d'après les discours mais également d'après les premières réalisations, cette implantation de technologies d'information et de communication s'inscrit dans un projet politique plus large qui vise le développement de la participation active des citoyens à la vie politique et économique locale. Or, une politique visant le long terme était nécessaire sinon suffisante pour que les citoyens soient susceptibles de s'approprier leur « Ville numérique ». À titre d'illustration, Michel Hervé pense que le développement progressif des communications autour des services d'« agents de développement » a favorisé une implantation du babillard beaucoup plus rapide à Parthenay que dans d'autres villes: Le terrain était déjà préparé ... les citoyens à Parthenay avaient déjà acquis une capacité de communication transversale: d'où la possibilité de se servir de l'outil comme celle d'un moyen d'échange dans le cadre d'un espace-temps capable d'accroître le volume d'échange entre nos concitoyens (1997, 20). Le concept d'« agents de développement » s'est vu de nouveau mis à l'honneur, afin de favoriser l'implantation des dispositifs techniques. Désormais, ces agents sont chargés « d'observer, d'apporter de l'information et de créer les conditions de la rencontre » (Hervé, 1997, 22) entre la technique et l'être humain. |
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Une autre spécificité du modèle de Parthenay consiste en un pari audacieux: miser sur l'ouverture au monde pour agir localement. L'exode rural caractéristique de la deuxième moitié du vingtième siècle a été le plus souvent combattu par des méthodes qui mettaient l'accent sur des facteurs endogènes favorisant un développement centré sur les atouts locaux. À Parthenay en revanche, les acteurs du développement local ont misé sur des facteurs à la fois endogènes et exogènes. Ainsi, le « Réseau de la ville » est divisé entre services ouverts à l'ensemble des internautes de la planète et services destinés exclusivement à la population locale sous la forme d'un Intranet. Ainsi, en cliquant sur la rubrique Intranet, on a, par exemple, accès aux forums de discussion en cours; mais seuls les citoyens ayant un mot de passe peuvent y accéder. Par ailleurs, la majeure partie du contenu accessible « hors les murs » a été essentiellement conçue pour les internautes locaux. Les autres pourront trouver des informations intéressantes mais ils vont vraisemblablement centrer leur attention avant tout sur la dimension touristique, voire économique s'il s'agit d'entrepreneurs. L'expérience de Parthenay montre que le développement des TIC à l'échelle locale s'intègre dans des dynamiques de développement local. Cela ne signifie pas que ces technologies n'influencent pas les circuits économiques, l'organisation géographique ou nos consciences mais il n'en demeure pas moins que tous ces projets ont avant tout besoin de se fonder sur un territoire existant, ne serait-ce que parce qu'ils sont développés par des acteurs sociaux (politiques, économiques, associatifs) historiquement et géographiquement déjà en place. En considérant que les trois niveaux de structuration des échanges et des identités culturelles sont en fait le local, le national et l'international, Chantal de Gournay note qu'il est : couramment admis que le national constitue le maillon le plus fragile compte tenu de la crise de l'idée de nation en Europe et dans le monde. Par ailleurs, la sociologie et la philosophie de la Communication n'ont cessé de prédire, depuis bientôt deux décennies, la « collusion » croissante des deux niveaux, local et international (Gournay, 1994, 13). Or, on peut estimer dans le cas de Parthenay que l'objectif du « Réseau de la ville » consiste à rendre compte de l'ensemble des services proposés par les différents paliers de décisions politiques: local, départemental, régional, national et international. En fait, une relative absence des services publics nationaux au sein du « Réseau de la ville » témoigne sans doute du centralisme jacobin et de l'absence de déclinaison régionale, départementale ou municipale des sites de ces services publics, mais certainement pas d'une volonté d'évincement de l'échelon national par les pouvoirs publics locaux.
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De par ses caractéristiques de « Ville numérique » et les spécificités de la politique municipale, Parthenay apparaît jusqu'à maintenant exemplaire en matière d'implantation des technologies de l'information et de la communication. D'ailleurs, alors que les propos politiques et économiques de cette fin de siècle sont de plus en plus souvent marqués par la place considérable accordée aux technologies de l'information et de la communication, l'approche à la Parthenaisienne ne fait pas appel aux habituels discours prophétiques sur l'avènement de la société de l'information. Les technologies sont présentées soit comme étant développées dans le but de répondre aux besoins exprimés des citoyens, soit comme autant d'expérimentations susceptibles de contribuer à créer de nouveaux besoins non exprimés jusqu'alors (Hervé, 1997, 19). Cependant, trois paradoxes, qui sont à suivre dans le cadre du développement du projet et qui contribuent à rendre ce cas unique en son genre, doivent être soulignés. Premièrement, il semble un peu étonnant qu'une politique communale et districale très volontariste pour ne pas dire dirigiste ait pour objectif de développer une citoyenneté active. Ainsi, Emmanuel Eveno et Luc Jaëcklé ont-ils noté:
Cette omniprésence d'un acteur local, le maire, légitimé par le système politique de la représentation, ne risque t-elle pas d'être confrontée aux aspirations de citoyens souhaitant développer une forme de démocratie plus participative ? Sans pouvoir répondre maintenant à cette question, il faut souligner qu'en France, la politique de la Cité est importante aux yeux des citoyens, les taux de participation élevés aux élections municipales en témoignent. Il est donc possible d'envisager avec un certain optimisme la prise en main de la vie publique par les citoyens. Les TIC pourraient alors constituer un moyen de maintenir « des liens essentiels dans l'intervalle des rencontres et [si] les réseaux techniques ne suffisent pas à constituer des réseaux durables, [...] [ces TIC pourraient] constituer une ressource non négligeable dans l'entretien des identités et la mobilisation nécessaire à l'action en direction de l'opinion publique » (Chambat 1995, 93). Au-delà, le projet de « Ville numérisée » de Parthenay ne serait-il pas susceptible d'aller jusqu'à remettre en cause la légitimité du système politique de représentation ? Là encore, il est évidemment impossible de répondre actuellement mais Alain d'Iribarne, observateur attentif du cas Parthenay, fournit une piste de réflexion intéressante quand il affirme qu'une:
approche d'interdépendance complexe entre le technique, l'économique, le social et le culturel, plus conforme aux enseignements de l'histoire longue de la connaissance et à la tradition humaniste européenne [...] qui, au consommateur objet, substitue l'utilisateur sujet, fait entrer la production d'innovation technique dans une aire de co-production d'innovation technique et sociale. Elle donne par ce biais à la citoyenneté une signification nouvelle. Allant très au-delà de la participation traditionnelle à la chose publique à travers l'élection, elle la fait entrer dans une participation élargie à la production même du cadre de vie, dans la perspective d'une maîtrise sociale du progrès technique, objet par ailleurs d'interrogations croissantes sur sa pertinence par rapport aux besoins les plus fortement ressentis (Iribarne, (d'), 1994, en ligne). Deuxièmement, on peut se demander si Parthenay ne restera pas un cas exemplaire mais isolé à cause des conditions extrêmement favorables dont elle bénéficie. Nous avons déjà abordé les conditions politiques particulières. D'un point de vue financier maintenant, si plusieurs entreprises contribuent actuellement à augmenter les chances de réussite de l'opération par leurs différents concours, cela ne signifie pas pour autant qu'elles poursuivront cette politique. Pour l'allemande Siemens-Nixdorf, la française France Télécom ou l'états-unienne Microsoft, cette petite ville du Poitou-Charentes constitue un laboratoire grandeur nature particulièrement intéressant(15). En conséquence, il est possible de justifier une politique de bas prix, qu'il s'agisse d'achats, de locations d'ordinateurs, ou de communications téléphoniques. Mais nul n'est besoin d'être grand clerc pour se rendre compte que cette aide financière des entreprises ne constitue qu'un moyen pour elles de tester un marché et ce, afin de trouver comment développer de nouveaux créneaux profitables. Paradoxalement, en favorisant d'une façon ou d'une autre la présence de conditions favorables, ces entreprises contribuent ainsi à relativiser l'importance de cette expérience. Par ailleurs, au-delà des aspects purement financiers, il n'est pas sûr que les entreprises soient toujours aussi partisanes de collaborer à des expérimentations de ce type. Ainsi, les entreprises partenaires du projet devaient largement s'intégrer à l'expérimentation parthenaisienne mais selon Emmanuel Eveno et Luc Jaecklé, elles ont été étonnées des difficultés à s'implanter localement:
Certains industriels semblent même avoir quelques difficultés à comprendre la nature d'un processus, dont ils n'ont jamais maîtrisé les arcanes [...] L'accès à l'information locale, sa traduction (non seulement linguistique mais aussi et peut-être surtout politique, culturelle et sociologique) est devenue rapidement un problème. Il n'a jamais été ignoré, aucun Industriel ne semble avoir été dupe mais chacun semble avoir été surpris par l'importance de ce problème (1997, en ligne). Il est vrai que l'intermédiation commerciale a largement été le fait des pouvoirs publics locaux qui se sont ainsi substitués aux industriels en adaptant la démarche aux exigences de service public (éviter l'exclusion en tenant compte des populations à faible revenu, des personnes âgées, des personnes handicapées, etc.). Les deux chercheurs notent d'ailleurs à ce sujet « la méfiance manifestée notamment par les médiateurs locaux vis-à-vis de la démarche jugée trop commerciale des Industriels du consortium » (1997, en ligne). En conséquence, « l'amertume des Industriels » - expression employée par Emmanuel Eveno et Luc Jaecklé - pourrait bien les amener à avoir une attitude plus conventionnelle dans d'autres cas. Enfin, Parthenay doit compter avec une forte médiatisation. Journaux et magazines nationaux - « Le Monde », « Libération », « l'Express », etc. - stations de radio - dont une émission sur « France Culture » - et chaînes de télévision - françaises mais aussi états-uniennes - se sont déplacées dans cette « ville-laboratoire ». Elle doit également répondre à un grand nombre de demandes de visites de toutes sortes, qu'il s'agisse de touristes français ou étrangers qui désirent visiter un espace numérisé ou de représentants de collectivités locales chargés d'effectuer des expertises. Or, s'il est impossible de mesurer avec précision le rôle de la médiatisation dans le développement des pratiques des technologies de l'information et de la communication, il est néanmoins sûr que cette influence existe, ne serait-ce que parce que Parthenay se doit d'être exemplaire: « cette surmédiatisation du « modèle » place Parthenay dans la contrainte d'une perpétuelle surenchère d'innovations et de signes de réussite pour conserver son statut particulier dans les médias » estiment Emmanuel Eveno et Luc Jaecklé (1997, en ligne). Or, ces conditions vont également être différentes au fur et à mesure que les projets se développeront en France et ailleurs. L'intérêt pour des expériences de ce genre sera en effet d'autant moins important que les exemples seront toujours plus nombreux. In fine, le projet « Ville numérisée » de Parthenay prend place dans le cadre du développement global des technologies de l'information et de la communication et d'Internet mais il contribue aussi directement et indirectement à influencer l'évolution de ces TIC et d'Internet. Les rapports entre l'expérimentation locale et les développements d'ordre global concernant les autoroutes de l'information sont en effet de nature réflexive(16). Illustrant les propos de Patrice Flichy (1996, 5), Parthenay montre bien qu'Internet n'a pas encore trouvé sa stabilité et reste jusqu'alors modelable dans le cadre des conflits et des négociations entre acteurs sociaux. À Parthenay, ce sont les pouvoirs publics locaux qui mènent la danse. Mais ailleurs, qui donne le rythme ? |
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Sur la ville de Parthenay visitez le site du District de Parthenay (le « Réseau de la ville »): http://www.district-parthenay.fr/ Sur le Centre Interdisciplinaire d'études Urbaines (CIEU) à l'Université de Toulouse-II Le Mirail, lieu de travail d'Emmanuel Eveno : http://www.univ-tlse2.fr/rech-cieu.html Sur le développement local, Éric Langevin de VECAM a développé une base documentaire « Horizon Local de Globenet ». Elle a pour objectif de capitaliser de l'information sur le developpement local et diffuse, dans ce cadre, de l'information provenant d'une vingtaine d'associations: http://www.globenet.org/horizon-local
Troisièmes Rencontres de Parthenay, « La démocratie et les réseaux multimédia »: http://www.globenet.org/vecam/SitePIII/frame.html Sur le développement et l'évolution des TIC en Europe: Veille européenne et citoyenne sur les autoroutes de l'information et le multimédia (VECAM): http://www.globenet.org/vecam/ La Revue Transversales Sciences et Culture: http://www.globenet.org/transversales/ Sur les expérimentations Européennes: Philippe Gerland propose une sélection d'une quinzaine d'expériences originales de développement rural (en France) ainsi que le recensement de différentes sources d'informations sur le développement rural: http://www.chez.com/pgerland. Les Nouveaux Cahiers de l'Irepp tracent les contours de la ville numérique et dessinent le profil des nouveaux médiateurs en europe. Dans un article intitulé: « Panorama des expériences », Philippe Parmantier présente un état des lieux. Institut de recherches et prospective postales, juin 1997, « Internet et nous 2. L'Homme dans la cité numérique: le printemps des médiateurs », Irepp, Corlet, no 21, p. 23-30. [En ligne]: http://www.irepp.com
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CHAMBAT, Pierre , 1995, « Espace public, espace privé: le rôle de la médiation technique », dans PAILLART Isabelle (sous la direction de), L'espace public et l'emprise de la communication, Grenoble: éditions Ellug, pages 65 à 98 EVENO, Emmanuel et JAËCKLÉ, Luc, 1997, (téléchargement 25/10/97), Rapport MIND/Chercheurs, Parthenay, modèle de « Ville numérisée », juillet 1997, [En ligne]: http://www.district-parthenay.fr/Parthenay/APropos/MIND.html
FLICHY, Patrice , mai-juin 1996, « Présentation », Réseaux, Dossier: les usages d'Internet, numéro 77, pages 5 et 6 GATES, Bill, 1995, La route du futur, éditions Robert Laffont, Paris. Édition originale: The road ahead, éditions Viking Penguin, Penguin Books. GORE, Albert, 21 mars 1994, Rencontre de l'Union Internationale des Télécommunications à Buenos-Aires, [En ligne]: http://www1.whitehouse.gov/WH/EOP/OVP/html/telunion.html
GOURNAY, (de) Chantal , mai-juin 1994, « En attendant les nomades. Téléphonie mobile et modes de vie », Réseaux, Dossier La communication itinérante, numéro 65, pages 9 à 25
GIDDENS, Anthony , 1987, La constitution de la société: éléments de la théorie de la structuration, Paris: éditions des Presses universitaires de France. Édition originale en langue anglaise: The constitution of society: outline of the theory of structuration, 1984, Berkeley: éditions de l'University of California Press HERVÉ, Michel, juillet-août 1997, « Les expériences menées à Parthenay »,Transversales Sciences/Culture, Paris, numéro 46, pages 17 à 25 [En ligne]: http://www.globenet.org/transversales/46/herve.html IRIBARNE, (d') Alain , décembre 1994, « Pour une approche socio-culturelle des autoroutes de l'information », Transversales Sciences Culture, Paris, numéro 30, [En ligne]: http://www.globenet.org/transversales/base/base.html LACROIX, Jean-Guy , 1994, « Entrez dans l'univers merveilleux de Vidéoway », dans LACROIX Jean-Guy, MIÈGE Bernard et TREMBLAY Gaëtan (sous la direction de), De la télématique aux autoroutes électroniques. Le grand projet reconduit, Sainte-Foy: Presses de l'Université du Québec, Grenoble: Presses Universitaires de Grenoble, pages 136 à 162 PERRIAULT, Jacques, 1989, La logique de l'usage. Essai sur les machines à communiquer, Paris: éditions Flammarion ROSNAY, (de) Joël, août 1996, « Ce que va changer la révolution informationnelle », Le Monde Diplomatique, Paris. [En ligne]: http://www.monde-diplomatique.fr/md/1996/08/DE_ROSNAY/5801.html |
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