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Introduction
La science est un ensemble d'énoncés en
circulation (Schiele, 1984, p. 92), en renégociation
constante entre des êtres humains. Un savoir commun,
ou collectif, demeure intangible et ne peut entretenir
l'impression de sa réalité que parce que les
sujets connaissants communiquent. C'est dire à quel
point la pratique scientifique est essentiellement un acte
de communication. Or il n'est pas d'objet, de
phénomène, d'activité affectant l'homme
de près ou de loin, qui ne finisse par
intéresser la science, qu'elle se dise "exacte" ou
"humaine", "dure" ou "molle" -- nous reviendrons
d'ailleurs sur cette notion de consistance. Situé au
carrefour de toutes les activités humaines, le
phénomène communicationnel s'est donc
naturellement constitué en objet d'étude
scientifique. Et par là même ont
commencé à surgir des paradoxes de
circularité. En effet, une partie du processus
épistémologique se confond avec le processus
étudié par la théorie qu'il
engendre.
Comment une science
devint schizophrène
Le nom que se donne un être nous renseigne souvent
beaucoup sur lui. Il en va de même d'une discipline
scientifique. L'étude de la communication s'appelle
tout simplement la communication (3). Cette confusion lexicale
entre l'étude et son objet est loin d'être
innocente et reflète une confusion (au sens habituel)
parmi les chercheurs, due à des difficultés
épistémologiques profondes encore largement
irrésolues. La première étant
l'impossibilité ou le refus, c'est selon, de se
distancier de l'objet, autrement dit, d'objectiver l'acte de
communiquer. En effet, il existe au moins un autre
prétendant au trône du nom de la science
concernée, le néologisme communicologie, qui
désigne clairement un discours sur la communication,
en quelque sorte un discours sur le discours. Mais il ne
parvient pas à s'imposer. Quelques chercheurs (que je ne citerai pas!) ont adopté sur leur carte de visite le
générique communicologue, mais la discipline
dans son entier le rejette, en raison d'une contradiction
fondamentale en son sein, d'un risque de schisme qu'elle
sent qu'il ne faut pas consommer si elle ne veut pas perdre
son principe vital. Or comme l'écrivent Maturana et
Varela (1994, p. 240):
Un conflit est toujours une
négation mutuelle. Il ne peut jamais se
résoudre dans le domaine où il se
développe si les protagonistes restent
cramponnés à leurs certitudes. Il ne pourra
être dépassé qu'en élaborant un
autre domaine où la coexistence est possible.
Et que fait-on lorsqu'on ne peut trouver de niveau plus
global -- quoi de plus global que la communication ?
On doit alors apprendre à penser la contradiction,
à l'intégrer, à l'assimiler
structurellement, au sens physiologique. Car cela signifie,
comme le martèle Morin (1982), que la contradiction,
loin d'être une pathologie dont il faudra
guérir notre pensée, participe de la richesse,
de la fécondité, de la force de la
théorie.
Mais quelle est au fond la nature de cette aporie qui
taraude la communication en tant que science ? Les
critères de scientificité, d'abord. Les
méthodes, ensuite. La diversité et
l'inconciliabilité des paradigmes, enfin. Il en
résulte, pour la discipline, une crise
d'identité qui va jusqu'à la
schizophrénie: en effet, on entend souvent parler des
sciences de la communication: linguistique, psychologie,
psychosociologie, cognitionÉ La communication ne serait
qu'une virtualité floue flottant dans un espace
inter-disciplinaire. Chacune des sciences citées
ci-dessus peut édifier sa clôture en
développant son propre formalisme, ce qui permet
d'évacuer le douloureux problème d'une
formalisation générale et unifiée de la
communication. Si la linguistique est parvenu à un
degré exceptionnel, pour une science humaine, de
formalisation, c'est qu'elle a
délibérément évacué le
contexte culturel de son analyse (Hall, 1979, p. 88). Mais
l'on attend d'une science complète de la
communication qu'elle embrasse tous les niveaux du
phénomène, qui en compte une infinité.
Comme dirait Paul Watzlawick (1979), elle se retrouve
à court de types logiques, autrement dit, par
définition, la communication ne peut pas
métacommuniquer sur elle-même et c'est
là la cause de sa schizophrénie!
Parler le même
langage : mission impossible ?
Tout formalisme a pour fonction première: la
distanciation dans l'optique d'une
opérationnalisation manipulatoire. La philosophie des
sciences nous montre que sans formalisme, sans langue de
spécialité assurant la bi-univocité des
énoncés, point de salut pour une science
(Schiele, 1984). La chimie a été l'une des
premières à effectuer sa conversion, ou
coupure épistémologique, et toutes les autres
sciences de la nature ont suivi. Ce serait maintenant au
tour des dernières récalcitrantes, les
sciences dites "de l'homme", d'effectuer la leur. Mais la
communication est confrontée à
l'énormité de son corpus d'analyse, puisque en
définitive, tous les artefacts culturels, et en
particulier le langage verbal, sont impliqués dans la
communication. En pratique cela signifie qu'une science
complète de la communication devrait au moins rendre
compte de chaque mot de chaque idiome humain. Ce qui
implique que le lexique du super-métalangage de la
communication soit plus vaste que n'importe quelle langue
commune. Ce qui nous apparaît absurde et remet en
question l'entreprise même de formalisation. Bien
sûr, on pourra objecter qu'un formalisme aussi concis
que l'alphabet permet d'écrire tous les mots de
toutes les langues. Mais il y a une différence
radicale entre écrire et décrire, entre
synthétiser et analyser. Le simple peut engendrer le
complexe, mais il ne peut pas le comprendre, ainsi que nous
l'enseigne la théorie des systèmes. Autrement
dit, un formalisme susceptible d'expliquer tous les
éléments de la communication serait aussi
complexe que l'alphabet est simple.
Par ailleurs, nous nous souvenons que la science
elle-même n'existe pas: seuls existent les hommes et
les femmes qui la pensent. Puisque nous avons
évoqué la diversité des langues, nous
devons relever une difficulté très
négligée par les communicologues
eux-mêmes: ces derniers s'expriment dans une certaine
langue, souvent leur langue maternelle. Dans ce domaine, le
mythe de la langue scientifique -- l'anglais, pour ne
pas le nommer -- fait long feu. Depuis Edward Sapir,
on sait que la pensée n'est pas dissociable de la
langue dans laquelle elle s'est formulée. Par
conséquent, on ne compte pas les termes
intraduisibles "importés" d'une langue à
l'autre, ce qui est une manière d'étendre la
langue pour les besoins de formalisation. L'allemand,
l'anglais et le français s'échangent ainsi
quantité de mots. La raison majeure en est simple:
pour reprendre la brillante analogie avec l'oeil
employée par Maturana et Varela (1994, p. 236),
chaque système de communication produit
nécessairement une "tache aveugle" qui nous interdit
de cerner par lui son fonctionnement. D'où la
nécessité de forger de nouveaux concepts puis
de les nommer.
Dans l'optique idéale de construire un formalisme
communicationnel indépendant des idiomes, mais
néanmoins homogène à chacun -- ce
qui supposerait par la suite des protocoles de traduction
officiels --, il serait souhaitable que chaque langue
s'étende à l'intérieur
d'elle-même. A cet égard, la langue
française est particulièrement mal
préparée. Car elle se prête mal à
la sécrétion de "mots-valises" (ou
acronymes) par fusion de plusieurs mots existants. On peut
former un substantif par accolement de deux autres
substantifs (courts de préférence, car le
français est allergique aux mots longs) reliés
par un trait d'union, et c'est tout. A part des exceptions
comme progiciel, inforoute et tout récemment courriel (4)
, on cherche en vain l'équivalent en français
de l'efflorescence de mots anglais comme infomercial,
edutainment, ou tout simplement bit ou pixel. En pratique,
on est obligé de puiser dans les racines grecques et
latines. Ce qui fait que pour comprendre un
néologisme, il faut s'enquérir de son
étymologie antique. Il n'est pas anodin que
l'étymologie du mot "étymologie" soit: le vrai
langage. Le français octroie l'apanage de la
vérité à des langues mortes depuis des
lustres et de surcroît préscientifiques. Tout
se passe comme si nous cherchions à exprimer avec les
mots du passé et des morts un phénomène
intensément présent et vivant.
La plupart des langues romanes sont confrontées
à ce problème. Au contraire, les langues
germaniques (anglais, allemand) font preuve d'une grande
plasticité favorisant une fécondité
intrinsèque (ou hermaphrodite!) qui leur permet
d'étendre leur vocabulaire à l'infini sans
sortir d'elles-mêmes. Cela représente donc un
avantage certain pour le projet d'une science
complète de la communication. Nous nous posons alors
une angoissante question: faut-il renoncer à
étudier la communication en français ?
Non; la solution est simple, et sa portée
dépasse le particularisme francophone: faisons fi de
la belle homogénéité
phonétique/-émique des langues, et
incorporons, empruntons sans vergogne des mots aux autres
langues vivantes -- c'est-à-dire vécues.
D'ailleurs il serait fou de croire que l'on puisse
appréhender un phénomène multi- et
inter-culturel -- en l'occurrence, la communication
-- sans quitter notre îlot culturel. Alexis de
Tocqueville en faisait même une condition de la
démocratie :
J'aimerais mieux qu'on
hérissât la langue de mots chinois, tartares ou
hurons, que de rendre incertain le sens des mots
français (5).
Car le consensus social sur la signification des mots
est, selon Tocqueville, la clé de voûte d'une
communication saine et efficace. Cela rejoint tout à
fait les préoccupations des communicologues soucieux
de s'entendre sur la signification des énoncés
théoriques de leur discipline. Plus
généralement, l'absence de toute
équivoque sur les concepts
référés par les mots du langage
scientifique est l'essence même du formalisme, du
moins selon le paradigme physico-mathématique et sa
vision de la rigueur scientifique, à laquelle renvoie
le qualificatif de "science dure".
Penser les contraires
: pour le développement d'une pensée
complexe
La notion de consistance, appliquée à une
science, reflète en fait celle de ses concepts. Le
principal reproche adressé aux sciences humaines
concerne la "mollesse", autrement dit le manque de
circonscription de leurs concepts fondamentaux. Plus
précisément, les mots qui désignent ces
concepts sont affligés d'une polysémie qui
rend les concepts eux-mêmes protéiformes.
Prenons le mot "communication"; en fonction des auteurs, il
signifie partage (communion), et par extension mise en
relation, tandis que chez d'autres, il signifie transmission
d'information (Winkin, 1981, p. 14). La situation est encore
pire avec le mot "culture", pour lequel il existe autant de
définitions que d'auteurs. Il en va de même
pour le mot "média"É Finalement, la communauté
des chercheurs en communication se divise en une multitude
d'"écoles", ou groupes de chercheurs qui s'entendent
sur une signification particulière à affecter
aux mots du tronc commun.
Sur le plan méthodologique, cela se traduit de la
manière suivante. Tout article traitant de
communication doit commencer par définir de
manière non-équivoque le contenu conceptuel
qu'il attribue aux mots qu'il va employer; autrement dit,
l'auteur doit commencer par définir ses concepts. Le
reste de l'article est constitué d'une série
d'énoncés mettant en relation ces concepts
provisoirement "durcis", en s'appuyant sur une
documentation, c'est-à-dire en se réclamant
d'autres auteurs de la discipline (voire d'autres
disciplines).
Nous allons maintenant tâcher de démontrer que
cette méthodologie repose sur le paradigme
positiviste, ce qui la place en contradiction flagrante avec
le paradigme constructiviste pourtant si largement
défendu par les théories qu'elle a
contribué à enfanter. Supposons qu'un auteur A
entreprenne la rédaction d'un article. Il va
rechercher des références bibliographiques,
c'est-à-dire d'autres articles conçus selon
une démarche analogue. Par exemple, il va s'appuyer
sur un auteur B, dont il est censé comprendre les
énoncés grâce à la
définition claire et sans ambiguïté des
concepts impliqués qu'en a faite B. Ici surgit la
première aberration positiviste: on présuppose
en effet qu'il suffit de définir clairement les mots
employés dans un énoncé pour que
quiconque en le lisant saisisse exactement la pensée
de son auteur au moment où ce dernier l'a
écrit. En réalité, A ne reprend pas la
théorie de B; il utilise ce qu'il a compris de la
théorie de B. Mais plus encore, A reformule selon son
entendement la traduction par écrit de la
pensée de B. Autrement dit, d'un auteur à
l'autre, la pensée subit une double médiation,
ou diégèse. En conséquence, quand A
cite B dans son article, il croit lui rendre justice
intellectuelle, alors qu'en réalité il le
trahit.
En outre, ce qui précède nous montre qu'il est
vain de vouloir expurger les concepts de toute
ambiguïté. Nous pouvons alors y voir l'indice
que la définition classique du concept de concept
-- un monolithe sémantique -- est
inadaptée à la science de la communication.
Prenons le concept de média. Au départ, il
s'agit d'un adjectif latin qui signifie "situé au
milieu", "intermédiaire". Il n'y a pas de
définition moins équivoque, et pourtant, nous
pouvons percevoir un intermédiaire de deux
façons, ou plutôt avec deux valeurs
radicalement opposées. En effet, un
intermédiaire est à la fois un lien et un
obstacle. De fait, si l'on devait créer un mot
franco-français pour contenir le concept de
média, cela serait probablement: une
étendue-entre. La mer en offrirait une bonne
métaphore: pour les Anglais, la Manche est un
channel, un canal, donc une voie de communication qui
rapproche les hommes. Mais inversement, l'Atlantique est un
océan qui sépare les nations. D'un
côté, le média est un canal, un
prolongement, de l'autre, une interface, un mur. Mais comme
le fait remarquer Morin (1982, p. 299):
c'est le phénomène
lui-même qui nous présente ses deux versants
contradictoires, antinomiques. Et il est beaucoup plus
logique de les reconnaître que de nier les
données empiriques qui conduisent à
l'antinomie.
Concepts duaux et
théories... exponentielles!
Le concept de média serait ainsi fondamentalement
dual. Ainsi, nous émettons l'hypothèse que les
polysémies ne sont ni des hasards, ni le
symptôme d'une carence de mots plus adéquats;
elles sont signifiantes. En particulier, nous observons dans
plusieurs cas une structuration du champ sémantique
en dipôle. La constitution d'un pôle s'effectue
par des équivalences, qui elles-mêmes
s'appuient sur des structures fondamentales de l'esprit
humain: les valeurs. Voici quelques exemples de ce que nous
proposons d'appeler "concepts duaux":
(Le symbole "=" signifie "équivalent à")
MÉDIA
Pôle "+": conjonction = relier = rapprocher
Pôle "-": disjonction = isoler = séparer
JEU
Pôle "+": liberté = spontanéité =
gratuité = partenaire
Pôle "-": contrainte =règles = enjeu =
adversaire
PRAGMATIQUE
Pôle "antérieur": action = cause =
début
Pôle "postérieur": effet = conséquence =
fin
PARADIGME
Pôle "général": modèle = type
Pôle "particulier": image = variante
Et l'on pourrait multiplier les exemples; même le
concept de concept est dual, puisqu'il est à la fois
signifiant (mot) et signifié (idée). Avec son
"principe de complexité ", Edgar Morin
(1982, p. 20) souhaite que le scientifique nouveau
reconnaisse "l'inéliminabilité de la
contradiction, de l'incertitude, de l'irrationnalisable
" inhérents à certains concepts, au lieu
de les amputer de la moitié de leur être, comme
la physique l'a fait naguère avec la lumière,
longtemps considérée comme ou bien
corpusculaire, ou bien ondulatoire. De même, il nous
faudra bien accepter le double visage de la communication:
informationnel (Shannon) et interactionnel (école de
Palo Alto). Car comme le dit encore Morin (id., p. 299):
rencontrer la contradiction, c'est
rencontrer le réel là où il
excède les possibilités de la logique humaine.
Toutefois, nous ne partageons pas le pessimisme de Morin
quant aux possibilités de la logique humaine, car
elle a depuis longtemps assimilé le complexe. Une
valeur complexe en mathématique et en logique
formelle est un combinat qui unit ce que la nature oppose.
Le nombre imaginaire i est tel que le produit de i par
lui-même est à la fois un carré (donc
positif par nature) et négatif. Il en va de
même de la valeur booléenne imaginaire j,
à la fois vraie et fausse, introduite par Nicolas
Rescher dans sa logique "imaginaire" où la
contradiction a pleinement droit de cité (6).
Une théorie comporterait donc deux sortes de
concepts: les concepts simples et les concepts duaux. Une
conséquence fascinante de la notion de concept dual
est qu'il autorise une double lecture de chaque
énoncé qui le contient et ce, même si le
contexte à tendance à tirer le concept vers
l'un ou l'autre de ses pôles. Finalement, une
théorie devient un ensemble de théories
parallèles, toutes contenues dans le même
énoncé. On peut même donner un ordre de
grandeur du nombre N de théories
parallèles:
N=2exp(nombre de concepts duaux) où "exp"
signifie "élevé à la puissance"
Le nombre de théories parallèles croît
géométriquement avec le nombre de concepts
duaux utilisés! L'apparition de la fonction
exponentielle n'est vraisemblablement pas un hasard. En
effet, par pur jeu de l'esprit, nous pouvons
considérer non sans raison que la communication est
la science qui solutionne l'équation:
épistémologie = théorie. Or la
théorie dérive du procès
épistémologique. Et la théorie des
équations différentielles nous dit que la
seule fonction qui soit sa propre dérivée est
l'exponentielle. Les fonctions numériques sont des
relations entre des nombres; les théories
scientifiques, des relations entre des concepts. Donc, en
transposant, on obtient qu'une théorie
communicationnelle est fonction exponentielle de ses
concepts!
Conclusion
Nous sommes bien conscients que ces jongleries fantaisistes
ne présentent aucunement la rigueur d'un
raisonnement. Notre but était d'illustrer l'ampleur
des implications de la prise en compte de ses propres
avancées par l'étude de la communication.
Cette science encore dans l'enfance est un système
hautement autopoïétique, qui ne peut
éviter de s'étudier lui-même. Comme l'a
indiqué Jean Piaget, cité par Jean-Louis Le
Moigne (1995, p. 176):
le fait nouveau, et de
conséquences incalculables pour l'avenir, est que la
réflexion épistémologique surgit de
plus en plus à l'intérieur même des
sciences.
Nous avons vu qu'il en résulte dans un premier
temps une série de paradoxes apparemment
inextricables. Néanmoins, dès lors que nous
les avons ressentis, nous ne pouvons plus les ignorer et
continuer comme si de rien n'était avec nos anciens
schèmes de raisonnement. Car pour lever ces
paradoxes, nous n'avons pas d'autre choix que de
révolutionner notre pensée, en lui faisant
apprivoiser les vertiges de la complexité.

Références
HALL, Edward T. 1979. Au-delà de la culture,
éd. du Seuil, Paris.
LE MOIGNE, Jean-Louis. 1995. Le constructivisme, t. 2: Des
épistémologies, éd. ESF, Paris.
MATURANA, Humberto R. et VARELA, Francisco J. 1994. L'arbre
de la connaissance, Racines biologiques de la
compréhension humaine, éd. Addison-Wesley,
Paris.
MORIN, Edgar. 1982. Science avec conscience, éd.
Fayard, Paris.
QUEAU, Philippe. 1993. Le virtuel - vertus et vertiges,
éd. Champ Vallon, INA, coll. Milieux, Paris.
SCHIELE, Bernard. 1984. Note pour une analyse de la notion
de coupure épistémologique,
Communication-Information, vol. VI, n° 2/3
WATZLAWICK, Paul, 1979. Une logique de la communication,
éd. du Seuil, coll. "Points", Paris.
WINKIN, Yves, 1981. La nouvelle communication, éd. du
Seuil, coll. "Points", Paris.

Notes
1 Cité dans Morin (1982, p. 312).
2 1994, p. 235
3 En France, la "52e discipline" s'intitule: "sciences de l'information et de la communication" (SIC).
4 Courrier électronique.
5 Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique,
Paris, Flammarion, 1981, p. 86.
6 Voir le livre de Philippe Quéau, Le virtuel: vertus et vertiges,
p. 63. Si P est une variable propositionnelle muette, on pose j=(P
et (non P)).


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