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1. Une date de naissance incertaine
2. La mondialisation, des transports aux télécommunications
3. Mondialisation et temps médiatique : une mondialisation-télécommunication ?
Nous entendons très souvent parler de mondialisation. Pourtant est-on sûr de bien cerner le sens de ce terme ? Dans le cadre de ce texte, nous questionnerons le sens de ce terme à partir des significations que plusieurs auteurs lui attribuent, notamment Manuel Castells, Zaki Laïdi, Armand Mattelart et Ignacio Ramonet. Nous mettrons alors l'accent sur la question des relations entre le temps et les moyens de communication qui s'avère une façon pertinente d'aborder la mondialisation sous l'angle des études en communication [1]. Yves Winkin présente en effet la communication comme étant un ensemble très vaste. Il parle même de « véritable fourre-tout où l'on trouve des trains et des autobus, des télégraphes et des chaînes de télévision, des petits groupes de rencontre, des vases et des écluses, et bien entendu une colonie de ratons laveurs » (1981, p. 13) [2]. Lucien Sfez choisit de son côté de ne pas traiter les transports dans son Dictionnaire critique de la communication, bien qu'en mentionnant ce manque, il signifie ainsi qu'il s'agit bien de communication : « Les absences ? Les transports (ponts et routes, chemin de fer, avion), champ trop vaste, difficile à délimiter pour l'instant. Peut-être d'autres éditions permettraient-elles de combler cette lacune ? Encore faudra-t-il trouver la problématique commune d'un chapitre « Transports » et trouver les compétences pour l'assurer » (1993, p. VII).
Ignacio Ramonet estime que la mondialisation remonte à l'arrivée des Européens dans les Amériques. Dans son ouvrage intitulé Géopolitique du Chaos, il affirme que la mondialisation appréhendée dans sa globalité est un basculement de civilisation. Elle serait le résultat final prévisible de trois dynamiques convergentes de l'humanité de cette fin de siècle : « la mondialisation de l'économie, ultime avatar de la modernité occidentale datant de l'expansion de l'Europe sur le monde au XVe siècle; la remise en cause de l'État providence et de l'État tout court, qui pourrait sonner le glas du politique et de la société ; la destruction généralisée des cultures » (Ramonet, 1997, p. 55).
En s'appuyant sur les enseignements de Braudel et Wallerstein, Manuel Castells affirme que l'économie mondiale [3] existe en Occident depuis au moins le XVIe siècle (1996, p. 121). La mondialisation dont il est question ici est inévitablement liée au monde des transports et au déplacement de la matière de même qu'à l'échelle à laquelle s'effectuent ces échanges. Les distances franchies à cette époque impliquaient d'ailleurs un temps de déplacement de plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
Pour d'autres auteurs, la mondialisation constituerait un phénomène plus récent. Ainsi, pour Zaki Laïdi, « la mondialisation est un phénomène historique né véritablement au début du XIXe siècle » (2000, p. 42). Il met l'accent sur le fait qu'elle serait avant tout « [...] une représentation du monde, une phénoménologie » (ibid., p. 41). Laïdi la définit d'ailleurs en ces termes : « l'entrée symbolique du monde dans l'intimité sociale et culturelle de chaque société, avec tous les effets en chaîne que cette proximité, souhaitée ou redoutée, réelle ou fantasmée, entraîne sur ce que Deleuze appelait notre manière de voir, d'entendre et d'éprouver le monde » (ibid., p. 43). Pour Laïdi et le courant phénoménologique dont il s'inspire, l'attention portée sur une réalité ou un phénomène fait intégralement partie de ce phénomène. Dans le cas de la mondialisation, cela revient à dire que « c'est moins un fait ou une série de faits qui importe, que la capacité de ces événements à se répondre les uns aux autres, à faire signal et à produire un sens » (ibid.). On doit donc s'intéresser à la résonance entre les événements.
Laïdi (2000) estime également que la tendance à la mondialisation n'est pas sans contre-tendance. C'est ainsi qu'il affirme que le mouvement de mondialisation a été cassé par les deux guerres mondiales et la crise de 1929. De son côté, Salvatore Pappalardo (non daté, en ligne) affirme, dans une note de lecture de Mondialisation : les mots et les choses, que : « les différents indicateurs statistiques de l'économie mondiale (volume des échanges, intégration monétaire (étalon or)...) (sic) révèlent une situation comparable ou légèrement supérieure et parfois même inférieure à la période qui précède la première guerre mondiale ».
Les transports puis, plus récemment, les NTC ont tenu un rôle important dans la tendance à la mondialisation :
Avec la multiplication et l'accroissement des interdépendances à l'échelle du globe s'esquisse une première idée de mondialisation. C'est avec les « grandes découvertes » des Européens qu'un tel réseau d'interactions s'est esquissé. Il ne s'est vraiment affirmé qu'avec les moyens de communication de la Révolution industrielle (bateau à vapeur, chemin de fer, télégraphe, etc.) et n'a cessé de s'approfondir depuis (Dollfus, Grataloup et Lévy, 1999, p. 3).
Alors qu'il estime que la mondialisation est née au moment où les Européens sont arrivés dans les Amériques, Ignacio Ramonet ajoute que « la mondialisation des échanges de signes, en particulier, a été fabuleusement accélérée grâce à la révolution de l'informatique et de la communication » (1996, p. 14-15). C'est pourquoi il a développé le concept de « système PPII (pour permanent, planétaire, immédiat et immatériel) » (ibid., p. 10). Ce système serait d'ailleurs, selon lui, le fer de lance de la mondialisation. « Tout a désormais tendance à s'organiser en fonction des critères PPII : valeurs boursières, valeurs monétaires, information, programmes de télévision, multimédia, cyberculture, etc. » (ibid.). La mondialisation se constate à la fois dans le cadre des échanges marchands du XVIe siècle qui sont liés aux déplacements dans l'espace physique et dans le contexte des échanges de données en temps réel caractéristiques de l'Internet. Mais il serait pertinent de distinguer une mondialisation axée sur les transports et une mondialisation articulée sur les télécommunications.
Certains auteurs mettent l'accent sur les différences entre les deux catégories de mondialisation en faisant parfois appel au terme de « globalisation ». Pour Manuel Castells, « l'économie informationnelle est globale. Historiquement, c'est une réalité nouvelle, distincte d'une économie mondiale. [...] Une économie globale est autre chose [qu'une économie mondiale] : c'est une économie capable de fonctionner comme unité en temps réel à l'échelle planétaire » (1996, p. 121; italiques de l'auteur). L'idée de temps réel est aussi reprise par Mattelart pour distinguer la globalisation de la mondialisation. Il écrit que « la globalisation a fait ses premières armes dans la sphère des échanges financiers. Les cadres des systèmes nationaux ont sauté. Autrefois réglementées, cloisonnées, les places financières sont désormais intégrées dans un marché global totalement fluide, grâce à l'interconnexion généralisée en temps réel » (1996, p. 80). Il pense aussi que le terme de globalisation « rime avec fluidité des échanges et flux immatériels transfrontières » (ibid., p. 3) et qu'à la différence du mot mondialisation et de ses déclinaisons dans les diverses langues latines qui se limitent à la dimension géographique du processus, le terme global (synonyme de holistic en anglais) « renvoie explicitement à une philosophie holiste c'est-à-dire à l'idée d'unité totalisante ou unité systémique » (ibid., p. 82).
C'est ainsi que la question de la mondialisation peut être abordée du point de vue des études en communication à partir de la prise en compte du transport, tant des personnes que des informations, et du temps. À ce sujet, James W. Carey effectue une distinction intéressante :
The most important fact about the telegraph is at once the most obvious and innocent: It permitted for the first time the effective separation of communication from transportation. This fact was immediately recognized, but its signifiance has been rarely investigated. The telegraph not only allowed messages to be separated from the physical movement of objects; il also allowed communication to control physical processes actively. (1989, p. 203).
James W. Carey pense également que « from the time upper and lower Egypt were unified under the First Dynasty down through the invention of the telegraph, transportation and communication were inseparably linked » (1989, p. 15).
Or, depuis l'avènement du télégraphe, les messages peuvent dorénavant voyager plus rapidement que les messagers. Cette nouvelle donne ne modifie-t-elle pas dès lors le cours de la mondialisation ? Nous avons déjà remarqué qu'Ignacio Ramonet partage ce point de vue lorsqu'il développe le concept de système PPII (planétaire, permanent, immédiat et instantané). Ne peut-on pas dire à l'instar de Francis Jauréguiberry (1998) que la mondialisation-transport est régie par le temps physique nécessaire au déplacement et que la mondialisation-télécommunication est davantage régie par un temps médiatique ? La mondialisation issue du monde des transports implique un déplacement de matière, une matérialité. La mondialisation issue du monde de la télécommunication nous est quant à elle présentée comme relevant de l'immatérialité, du flux instantané, de la fluidité des marchés, de la possibilité de communiquer en temps réel à l'autre bout du « village global », bref de communiquer sans contraintes d'espace et de temps. Ignacio Ramonet parle même de « la vitesse de la mondialisation » qui est « d'autant plus rapide que les flux sont de moins en moins matériels et concernent chaque fois davantage des services, des données informatiques, des télécommunications, des messages audiovisuels, du courrier électronique, des consultations sur Internet, etc. » (1997, p. 50).
Ce changement ne constitue-t-il qu'une forme améliorée, plus achevée, autrement dit plus rapide de la mondialisation née avec la multiplication des transports ? Ou y a-t-il un changement dans la nature de la mondialisation ? Penser la mondialisation dont l'origine est liée au transport, peut-il nous aider à comprendre l'Internet et les autres formes de télécommunication ? Ou n'y aurait-il pas plutôt une mondialisation-transport et une mondialisation-télécommunication, chacune n'éliminant pas l'autre, mais opérant sur des modes différents ?
Manuel Castells parle maintenant de « temps partagé » (1996, p. 463). Cette hypothèse mérite d'être creusée maintenant que les NTC nous permettent de communiquer à distance de manière synchrone (en temps réel) avec des interlocuteurs situés un peu partout sur la planète (à condition toutefois que ceux-ci soient branchés). Nous serions donc dans un « temps physique » que nous partageons avec nos voisins immédiats et dans un « temps médiatique » que nous partageons avec d'autres personnes avec qui nous sommes en contact via différents appareils électroniques. En la matière, c'est le télégraphe qui a constitué le bouleversement le plus important. C'est avec l'envoi du premier message de Morse entre Washington et Baltimore, effectué le 24 mai 1844, que la télécommunication est née (Union Internationale des Télécommunications, 2001, Internet).
De façon surprenante, le terme « télécommunication » apparaît seulement en 1904. C'est E. Estaunie, ingénieur et écrivain, qui le premier, a avancé le néologisme de « télécommunication », mais le terme ne sera défini qu'en 1907 par l'Union Télégraphique Internationale, l'ancêtre de l'actuelle Union Internationale des Télécommunications (UIT). Cet organisme entendait alors par télécommunication « toutes transmissions, émission, réception de signes, de signaux, d'écrits, d'images, de sons ou de renseignements de toute nature, par fil, radioélectricité, optique ou autres systèmes électromagnétiques » (Union Internationale des Télécommunication, 2001). Certes, il était possible de communiquer loin (préfixe « télé ») bien avant , en fait dès l'apparition du télégraphe optique, voire de l'imprimerie. L'écrit peut en effet être considéré, dans un sens large, comme étant une des premières formes de télécommunication. (Guillaume, s.d., Internet ; Lanteigne, 1999, Internet). William Melody le reconnaît dans sa définition du terme : « Telecommunication is the transmission of signales over long distances. The earliest form of telecommunication was visual signaling with smoke, flags or lamps » (1989, p. 201). Toutefois, il met aussi l'accent sur des changements plus récents : « However, in the nineteenth century a revolution in communication began with the development of telegraphy and the telephone and continued with the invention of the radio and related technologies near the turn of the century » (ibid.).
Il n'est d'ailleurs sans doute pas innocent que le mot « télécommunication » n'apparaisse qu'au début du XXe siècle. Cela nous laisse croire que la télécommunication n'est pas seulement le fait de communiquer à distance, mais aussi de pouvoir communiquer à distance de manière synchrone. Or, les possibilités d'échanger de façon synchrone se sont justement multipliées depuis quelques années. Il est maintenant possible d'être médiatiquement en contact avec des gens éloignés physiquement via un temps médiatique. L'Internet Relay Chat (IRC) de même que tous les services de messagerie instantanée — les plus connus étant ICQ et Messenger — basés sur l'Internet constituent bien des dispositifs qui permettent l'échange synchrone à distance. Comme le fait remarquer Gasparini,
[...] le processus de la synchronisation est rendu aujourd'hui plus complexe du fait que la co-présence des acteurs, qui « normalement » se réalise en face-à-face, peut aussi se produire sans que cela implique de se trouver au même endroit, et ceci à l'aide de certains outils produits par les technologies modernes : on peut par exemple se synchroniser au téléphone, ou se donner rendez-vous sur un réseau informatique. (1996, p. 670).
La synchronie à l'échelle mondiale engendrant un certain besoin de temps commun, deux temps médiatiques se sont développés récemment : le Greenwich Electronic Time (GeT) [4] et le Internet time. Nous examinerons ici plus précisément ce dernier temps crée par l'entreprise Swatch. Le Internet time, noté en beat, s'adresse essentiellement aux branchés et aux personnes établissant des échanges synchrones avec des interlocuteurs situés dans d'autres pays. L'objectif est qu'à un instant donné, les montres d'un Brésilien, d'un Français et d'un Japonais, présents dans leurs pays respectifs, indiquent la même heure. Ce temps, inauguré le 23 octobre 1998 [5], part d'un principe simple, voire simpliste. La journée de 24 heures est divisée en 1000 « beats » (notés sur une échelle de @000 à @999), la nouvelle unité de temps de l'Internet, un beat équivalant à 1 minute et 26,4 secondes. Ainsi, midi dans l'échelle classique du temps équivaut à 500 beats Swatch. Il est donc @500 sur toute la planète au même moment. Cette abolition des différentes heures locales permet donc d'éviter les conversions horaires fastidieuses et facilite la prise de rendez-vous avec des interlocuteurs situés dans des fuseaux différents : « Okay, so how can a surfer in New York, or a passenger on a transatlantic flight know when it is @500 Swatch Beats in central (sic) Europe for example ? How can the New York surfer make a date for a chat with his cyber friend in Rome ? Easy, the Internet Time is the same all over the world » affirme Swatch dans sa publicité (Internet, 1998).
Avec ce système de notation, il n'est donc plus nécessaire de connaître la localisation de son interlocuteur pour rentrer en contact avec lui en mode synchrone. En lançant son « temps Internet », Swatch prétend donc faire disparaître l'ère des fuseaux horaires. Or, bien que ce nouveau temps soit probablement utile à certaines personnes, il suscite toutefois plusieurs questions. Parmi celles-ci, il est permis de se demander qui des interlocuteurs sera en phase avec son temps local ? Dans le cadre d'une conversation à trois, lequel sacrifiera sa nuit de sommeil ? Ainsi, à @143, il est 22h25 à Montréal, 4h25 à Paris et 10h25 à Beijing (Pékin). La conception du temps introduite par le temps Internet [6] nie non seulement les heures locales du village global, mais les activités qui sont associées à ces heures. Pourtant, la possibilité technique de contacter quelqu'un n'importe où sur la planète à toutes les heures du jour et de la nuit n'élimine pas le temps physique local. D'ailleurs, en créant une nouvelle unité de temps, Swatch a dû aussi créer un... nouveau fuseau horaire qui sert de référence, et ce tout en prétendant supprimer tous les fuseaux [7]. Or, celui-ci passe par la ville suisse de Bienne, où se trouve justement le siège social international de l'entreprise. Ainsi, une journée de temps Internet débute à minuit, heure de Bienne, soit à 000 beat swatch. Le temps médiatique de l'Internet time correspond donc au temps physique de l'entreprise qui l'a créé, ce qui ne manque pas d'intérêt.
En fait, on peut même plutôt parler de superposition des temps physique et médiatique, ainsi que le propose Francis Jauréguiberry (1998). La tendance pourrait être également à la superposition des temps. Ce n'est pas parce que l'on communique dorénavant avec des personnes présentes sur toute la planète que nous n'obéissons plus à des rythmes sociaux locaux. Premièrement, comme nous l'avons constaté dans le cadre de nos recherches sur l'IRC, il peut y avoir développement d'activités simultanées qui mobilisent le temps physique pour certaines d'entre elles et le temps médiatique pour les autres (Bouchard, 2001). Deuxièmement, une bonne partie du temps médiatique fait référence à des usages asynchrones, à commencer par le courrier électronique et le Web. Ainsi, le succès du courrier électronique n'est-il pas dû en partie au fait qu'il permet facilement de s'échanger des messages relativement rapidement, sans pour autant tenir compte de façon précise des horaires de ses correspondants ? Son développement pourrait d'ailleurs bien être lié à son caractère ambigu. D'un côté, son asynchronicité n'implique pas de la part des interlocuteurs le partage du même temps. De l'autre, ces usages semblent tout de même « inviter » à répondre rapidement.
Alors que la mondialisation est généralement abordée selon des perspectives économique, historique, géographique ou politique, la séparation établie par James W. Carey entre transport et communication demeure un angle d'approche intéressant pour étudier la genèse du processus d'un point de vue communicationnel. Dans la perspective de Carey, il semble pertinent de distinguer deux facettes souvent confondues de la mondialisation : une mondialisation liée au transport et une mondialisation liée à la télécommunication. En conséquence, la « mondialisation » pourrait être appréhendée à partir des concepts de « temps médiatique » (Jauréguiberry) et de « temps partagé » (Castells) qui ouvrent des perspectives intéressantes pour les auteurs et chercheurs qui s'intéressent à la (télé)communication. De nouvelles questions surgissent dès lors : Doit-on réserver le temps physique au local et le temps médiatique au global ? Doit-on tenir compte de l'échelle à laquelle se passent les événements et réhabiliter ainsi l'espace dans l'analyse ? Doit-on envisager l'intégration des activités se déroulant dans le temps médiatique à l'intérieur du temps physique ? en marge ? en parallèle ? De fait, l'articulation de ces deux temps ne devrait-il pas être une question de notre temps ? Et ce, tout en gardant à l'esprit que transport et télécommunication ne s'excluent pas, bien au contraire. Il se pourrait même qu'à long terme on se rende compte que les deux tendances, voyager et communiquer avec les NTC, se renforcent mutuellement et contribuent ainsi toutes deux à la mondialisation.
[1] Il semblerait que ce terme soit plus souvent mobilisé par d'autres disciplines que les études en communication. C'est ainsi que le groupe Mondialisation du Groupement d'Intérêt Scientifique « Économie mondiale, Tiers-Monde, Développement » (GEMDEV) compte des économistes, des historiens, des géographes et des politologues mais pas de chercheurs en communication. De plus, les encyclopédies et dictionnaires de communication sont assez peu loquaces sur la mondialisation ou reprennent essentiellement les définitions établies par les chercheurs des autres disciplines, essentiellement des définitions d'économistes ou à caractère économique.
[2] Il en vient même à parler de « terme irritant ».
[3] C'est-à-dire une économie dans laquelle l'accumulation du capital s'effectue dans le monde entier.
[4] Pour plus de détails sur ce temps, les lecteurs et les lectrices pourront consulter le site : <http://www.get-time.org>.
[5] Il a été inauguré en présence de Nicholas Negroponte, fondateur et directeur du Media Laboratory (Medialab) au Massachusetts Institute of Technology (MIT), mais aussi grand chantre du cyberespace.
[6] « Temps » est ici une traduction de « time », mais il serait sans doute préférable d'employer le terme « heure ».
[7] Traditionnellement, c'est le méridien de Greenwich qui sert de repère pour ce que l'on appelle le Temps universel coordonné (ou TUC).
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